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Analyse granulométrique par tamisage et hydromètre à Bourg-en-Bresse

Ensemble, nous résolvons les défis de demain.

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La colonne de tamis AFNOR s'installe en atelier dès réception des échantillons. Bourg-en-Bresse n'est pas qu'un chef-lieu administratif — c'est un territoire où les alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bresse côtoient les limons de plateau, et cette dualité exige une distribution granulaire mesurée au micromètre près. On passe chaque prise d'essai en voie sèche jusqu'au tamis de 80 µm, puis on enchaîne avec l'hydromètre selon la loi de Stokes quand la fraction fine dépasse 10 %. Nos techniciens appliquent la norme NF P 94-056 pour le tamisage et la NF P 94-057 pour la sédimentométrie, avec contrôle permanent de la température du bain thermostaté. À Bourg-en-Bresse, où les projets de logements collectifs et les extensions industrielles se multiplient autour de la zone de Certines, une courbe granulométrique fiable détermine directement le choix du système de fondation. Avant de lancer le compactage sur plateforme, on combine souvent cette analyse avec un essai Proctor pour caler la densité de référence, ou avec la densité au cône de sable en contrôle de couche.

En plaine de Bresse, le passant à 80 µm dicte 80 % des décisions de drainage et de portance.

Méthodologie et portée

Comparons deux secteurs burgiens qui illustrent pourquoi l'analyse granulométrique ne peut pas être standardisée. Au quartier de Brou, proche de la Reyssouze, les sols sont souvent sablo-limoneux avec une fraction organique héritée des anciens marécages drainés au XIXe siècle — le D50 dépasse rarement 0.4 mm et la courbe est étalée. À l'opposé, sur le plateau de Jasseron au nord-est, on rencontre des argiles à silex issues de l'altération des calcaires jurassiques, avec un passant à 80 µm qui peut monter à 65 % et un indice de plasticité élevé. Ce contraste entre alluvions récentes et sols résiduels exige de tracer la courbe complète du gros tamis jusqu'à la sédimentométrie. Nous prélevons systématiquement 3 kg de sol remanié sur site, puis le laboratoire de Bourg-en-Bresse exécute un tamisage sous eau quand les argiles adhèrent aux graviers. Quand la proportion de fines le justifie, le limites d'Atterberg vient compléter le profil pour identifier le comportement gonflant potentiel. Les géotechniciens confrontés aux limons bressans le savent : une courbe mal résolue en dessous de 20 µm masque le risque de retrait-gonflement qui affecte déjà plusieurs communes de l'Ain.
Analyse granulométrique par tamisage et hydromètre à Bourg-en-Bresse
Image technique de référence — Bourg-en-Bresse

Considérations locales

Le sous-sol bressan autour de Bourg-en-Bresse est constitué d'alternances de sables fins, d'argiles bleues compactes et de lentilles tourbeuses héritées du remplissage tertiaire. Le niveau de la nappe phréatique fluctue entre 1.5 et 4 mètres de profondeur dans le centre-ville, ce qui maintient une saturation capillaire permanente dans les limons superficiels. Avec une granulométrie serrée et un Cu inférieur à 2, ces limons bressans deviennent érosifs au contact de l'eau — le phénomène de suffosion interne se déclenche sans signe précurseur et provoque des affaissements localisés. Un diagnostic rapide au tamisage seul, sans descendre jusqu'à l'hydromètre, laisse passer les particules colloïdales inférieures à 2 µm qui jouent un rôle critique dans la cohésion des berges de la Reyssouze. Les chantiers de la ZAC de la Chambière l'ont démontré : un D15 mal identifié a conduit à des révisions coûteuses de filtres drainants. Avant toute excavation ou pose de remblai, la courbe complète constitue le seul document technique opposable au maître d'ouvrage.

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Paramètres techniques

ParamètreValeur typique
Masse minimale d'échantillon300 g (sols fins) à 5 kg (sols graveleux)
Série de tamis utiliséeAFNOR (NF ISO 3310-1) : 63 mm à 80 µm
Méthode pour fraction fineSédimentométrie par hydromètre (NF P 94-057)
Seuil de lavageTamis 80 µm sous eau (NF P 94-056 art. 6.3)
Coefficient d'uniformité CuCalculé sur courbe complète D60/D10
Délai standard de rendu48 heures ouvrables après réception
Classification USCS / GTRIncluse dans le rapport d'essai
Accréditation laboratoireEssais selon ISO/CEI 17025 (portée granulats et sols)

Services techniques associés

01

Tamisage complet voie sèche et humide

Prise d'essai de 500 g à 5 kg, lavage au tamis 80 µm, étuvage à 105 °C, tamisage mécanique sur colonne AFNOR. Rapport incluant courbe cumulative, Cu, Cc et fuseau GTR.

02

Sédimentométrie par hydromètre pour fraction fine

Essai sur suspension sol-eau avec hexamétaphosphate de sodium, lectures à 30 s, 1 min, 2 min, 5 min, 30 min, 1 h, 2 h, 24 h. Courbe granulométrique tracée jusqu'à 1 µm.

03

Rapport géotechnique avec classification et préconisations

Synthèse des essais granulométriques avec classification USCS et GTR, évaluation de la sensibilité au gel, au retrait-gonflement et critères de filtres. Document signé par ingénieur.

Normes applicables

NF P 94-056 : Analyse granulométrique par tamisage à sec et sous eau (Afnor, 1996), NF P 94-057 : Analyse granulométrique par sédimentométrie — Méthode de l'hydromètre (Afnor, 1992), NF ISO 3310-1 : Tamis de contrôle — Spécifications techniques et vérifications, Guide GTR (LCPC-SETRA, 2000) : Classification des sols selon granularité pour remblais et couches de forme

FAQ

Quelle est la différence entre un tamisage à sec et un tamisage sous eau ?

Le tamisage à sec convient aux sols propres (sables, graves). À Bourg-en-Bresse, les limons argileux dominent : les fines adhèrent aux graviers et faussent la courbe. On lave donc la prise d'essai sur le tamis de 80 µm pour séparer réellement la fraction fine, puis on sèche le refus avant tamisage mécanique. La norme NF P 94-056 impose ce lavage dès que le sol contient plus de 5 % d'argile.

Pourquoi faut-il un essai d'hydromètre en plus du tamisage ?

Le tamisage s'arrête à 80 µm. Or, les limons bressans et les argiles de l'Ain contiennent une fraction significative de particules entre 2 µm et 80 µm qui gouvernent la perméabilité et la cohésion. L'hydromètre mesure la densité de la suspension à intervalles normalisés et permet de tracer la courbe jusqu'à 1 µm. Sans cette donnée, le coefficient d'uniformité Cu est faux et le risque de suffosion reste masqué.

Quelle masse d'échantillon faut-il prélever sur le chantier de Bourg-en-Bresse ?

Tout dépend du Dmax. Pour un sol fin sans gravier, 300 g suffisent. Si le sol contient des graviers calcaires (fréquent autour de Jasseron ou Ceyzériat), il faut 3 à 5 kg pour respecter le fuseau de masse minimale par rapport au diamètre maximal des particules. On conseille toujours de prélever plus que nécessaire : un essai Proctor ou un Atterberg complémentaire sera possible sans retour sur site.

Quel est le prix d'une analyse granulométrique complète ?

Pour un essai combinant tamisage sous eau et sédimentométrie par hydromètre, le tarif se situe entre 100 et 180 euros selon le nombre d'échantillons et la présence de refus à 63 mm. Un devis précis est envoyé après description du sol par le client ou examen rapide des prélèvements.

Comment interpréter le coefficient d'uniformité Cu pour un remblai ?

Un Cu inférieur à 2 indique une granulométrie serrée, typique des sables éoliens ou des limons uniformes. Pour un remblai compacté, on vise un Cu supérieur à 6 pour que les particules fines remplissent les vides entre les gros grains. À Bourg-en-Bresse, les sols de plateforme avec Cu entre 2 et 4 nécessitent souvent un ajout de matériau granulaire correcteur pour atteindre la portance exigée par le Guide GTR.

Emplacement et zone de service

Nous intervenons sur des projets à Bourg-en-Bresse et dans sa zone métropolitaine.

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