La norme NF EN ISO 22282-1:2012 encadre strictement la réalisation des essais d'eau en forage et c’est un cadre que nous appliquons avec rigueur à Bourg-en-Bresse. Ici, la géologie de la plaine bressane impose des précautions particulières : les formations fluvio-glaciaires quaternaires qui recouvrent les marnes miocènes présentent une hétérogénéité de perméabilité que seul un essai in situ peut caractériser correctement. Nous intervenons régulièrement sur des projets de bassins de rétention, de fondations profondes ou d’études de nappe autour de la zone d’activité de la Chambière, où la présence d’une nappe perchée temporaire peut modifier sensiblement les hypothèses de drainage. L’essai Lefranc à charge variable ou constante permet de cibler des horizons perméables isolés, tandis que l’essai Lugeon reste la référence pour évaluer la fracturation du substratum rocheux. Pour une reconnaissance géotechnique complète à Bourg-en-Bresse, nous couplons souvent ces mesures avec un essai CPT pour obtenir un profil continu de résistance, surtout lorsque les limons bressans masquent des lentilles sableuses drainantes.
En plaine bressane, un coefficient de perméabilité mal évalué peut transformer un terrassement en batardeau permanent.
Considérations locales
Le développement urbain de Bourg-en-Bresse s’est longtemps concentré sur les points hauts du coteau pour éviter les zones marécageuses de la vallée de la Reyssouze. Aujourd’hui, la pression foncière pousse à construire sur ces terrains bas, où la nappe affleure parfois à moins d’un mètre en période hivernale. L’absence d’essai de perméabilité sur ces sites conduit à sous-estimer les volumes de pompage, à mal calibrer les dispositifs d’étanchéité et, dans le pire des cas, à provoquer un renard hydraulique au fond de fouille. Nous avons diagnostiqué ce mécanisme sur un chantier de collecteur pluvial avenue du Maréchal Juin : l’entrepreneur avait estimé le débit d’exhaure sur une simple granulométrie, mais la présence de passées graveleuses interconnectées doublait la perméabilité réelle. L’essai Lefranc a permis de rectifier le dimensionnement des pointes filtrantes avant la reprise du terrassement. Pour les ouvrages de soutènement en bord de Reyssouze, un mur de soutènement correctement drainé dépend directement de la perméabilité mesurée du remblai et du terrain en place.
FAQ
Quel essai choisir entre Lefranc et Lugeon dans la région de Bourg-en-Bresse ?
Tout dépend du terrain rencontré. Dans les alluvions quaternaires de la plaine, l'essai Lefranc est la méthode adaptée aux sols meubles. Dès que le forage atteint le substratum marneux ou calcaire et que l'on suspecte une perméabilité de fissures, l'essai Lugeon avec paliers de pression devient pertinent. Nous réalisons souvent les deux sur le même sondage quand le projet traverse la couverture meuble puis le rocher.
Combien coûte un essai de perméabilité Lefranc à Bourg-en-Bresse ?
Pour un essai Lefranc isolé, le budget varie généralement entre 650€ et 940€ selon la profondeur du forage et le nombre de paliers demandés. Une campagne de plusieurs essais sur un même site permet d'optimiser le coût unitaire grâce à la mobilisation du matériel.
Quelle norme encadre les essais de perméabilité in situ en France ?
La norme NF EN ISO 22282-1:2012 définit le cadre général des essais d'eau en forage, complétée par la NF P94-119 pour l'essai Lefranc en sol. Nos rapports d'essai mentionnent systématiquement ces référentiels et notre laboratoire suit le programme d'assurance qualité COFRAC selon NF EN ISO/IEC 17025.
Pourquoi un essai in situ est-il plus fiable qu'une formule granulométrique pour estimer la perméabilité ?
Les formules type Hazen ou Kozeny-Carman donnent un ordre de grandeur valable uniquement pour des sables propres homogènes. Dans les dépôts hétérogènes de la Bresse, avec leurs lentilles argileuses et leurs passées graveleuses, l'écart entre la formule et la réalité mesurée dépasse souvent un facteur 10. L'essai Lefranc intègre directement la structure du terrain, la stratification et l'état de contrainte in situ.